BLOCAGE


 

Le gouvernement a, encore une fois, choisi la fermeture, le blocage. Il repousse depuis des mois toute négociation sur le fond. Sa "réforme" des retraites s’inscrit désormais dans des préoccupations électorales. Il faut, dans la perspective de 2012, afficher la fermeté au risque d’affaiblir durablement un dialogue social pourtant fragilisé au plus haut point. Les mobilisations successives, les grèves et les manifestations, le soutien de l’opinion publique restent à un niveau élevé. Un bilan syndical sera établi dans les prochaines heures pour envisager, dans un contexte nouveau, d’autres modalités d’action. Un autre peut déjà être dressé : l’aveuglement du gouvernement laissera des traces. En choisissant la voie du mépris, ce gouvernement, au-delà de son propre affaiblissement, choisit d’altérer en profondeur un dialogue social si difficile à installer dans notre pays.

Patrick Gonthier
Secrétaire général de l'UNSA Education

 

 

Communiqué de presse de l’UNSA Education
Blocage gouvernemental


19-10-2010 : L’UNSA Éducation se félicite du succès des mobilisations du 19 octobre. Le gouvernement va tenter, encore une fois, de minorer les chiffres des rassemblements. Il choisit la diversion en lieu et place de considérer les revendications des salariés et des jeunes. Le gouvernement a, encore une fois, choisi la fermeture, le blocage. Il repousse depuis des mois toute négociation sur le fond, refusant d’intégrer dans sa "réforme" des critères de justice et d’équité. Une "réforme" qui accentuera les inégalités, surtout pour les femmes aux carrières discontinues et pour les jeunes les moins qualifiés qui entreront dans la vie professionnelle en connaissant davantage de précarité.


La "réforme" des retraites s’inscrit désormais, pour le gouvernement, dans des préoccupations électorales. Il faut, dans la perspective de 2012, afficher la fermeté au risque d’affaiblir durablement un dialogue social pour- tant fragilisé au plus haut point. Les mobilisations successives, les grèves et les manifestations, le soutien de l’opinion publique restent à un niveau élevé.


Un bilan syndical sera établi dans les prochaines heures pour envisager, dans un contexte nouveau, d’autres mo- dalités d’action. Un autre bilan, social celui-ci, peut déjà être dressé : l’aveuglement du gouvernement laissera des traces. En choisissant la voie du mépris, ce gouvernement, au-delà de son propre affaiblissement, choisit d’altérer en profondeur un dialogue social si difficile à installer dans notre pays.