Audience intersyndicale avec le Directeur de l’Encadrement
 

 

PARIS – le 13 septembre 2010

DE : R. Chudeau – M. Rousset – J.P. Deloche – Brigitte Orenge-Ludot – Catherine Daneyrole
SI.EN- UNSA-Education : P. Roumagnac – F. Bougault – M. Volckcrick
SNPI-fsu : M. Gonnet – P. Bet

Cette rencontre est essentiellement destinée à préparer les thèmes sur lesquels nous aurons à travailler au cours de l’année. Elle s’inscrit dans la continuité du protocole signé avec le Ministre.

Le Directeur de l’Encadrement rappelle que nous nous trouvons dans un « paysage » contraint, que la structuration des métiers de l’encadrement évolue, que le pilotage académique effectué par les recteurs prend réellement en compte le premier et le second degrés et que cela a et aura des conséquences sur les missions des cadres de l’Education nationale.

Patrick Roumagnac se déclare satisfait de voir que ces groupes de travail se mettent enfin en place. Le SI.EN est favorable aux perspectives à long terme si elles visent l’amélioration du système éducatif.

Cependant, à court terme, plusieurs problèmes se posent sur lesquels il serait bon d’apporter des réponses concrètes et cohérentes.
• Les modalités mises en œuvre pour le recrutement des inspecteurs constituent un véritable scandale dans la mesure où il remet totalement en cause la proposition d’une épreuve écrite d’admissibilité acceptée en CTPM avec l’accord des syndicats.
• La question des IEN recrutés en 2007 continue de poser problème, et il serait indispensable que le ministère trouve rapidement une solution pour régler cette injustice.
• Si les inspecteurs sont bien évidemment favorables au principe de l’évaluation de leur travail, les dispositifs mis en place par les recteurs se révèlent très différents d’une académie à une autre. En tout état de cause, si l’on peut admettre que certaines charges d’IEN sont plus lourdes que d’autres – ce qui supposerait déjà la détermination de critères – il nous semble particulièrement délicat d’évaluer la « manière de servir » d’un inspecteur. Les résultats scolaires des élèves ne peuvent constituer l’élément majeur – voire le seul – d’appréciation de son travail.

Le SNPI et le SI.EN souhaitent que la question des conditions de travail soit étudiée. Ils s’inquiètent par ailleurs de la dématérialisation des procédures (frais de déplacement, service minimum, formation des enseignants, etc.) qui ne simplifient en rien les tâches des inspecteurs et des secrétaires, sachant que ces applications sont rarement conviviales, parfois défectueuses et qu’elles sont mises en place sans formation spécifique.

Le DE en convient. Il souhaite que les difficultés lui soient communiquées.

Un premier groupe de travail avec la DGESCO et la DTSI sera réuni de novembre 2010 à avril 2011 pour réfléchir aux conditions de travail et pour faire des propositions d’amélioration.

La question de l’évolution des métiers des corps d’encadrement constitue un second sujet de réflexion. Elle est rendue nécessaire par les futures procédures d’évaluation des enseignants, par l’évaluation des établissements, par la création des E.P.E.P. ou d’établissements du second degré. Le groupe de travail qui réfléchira à la question de l’évolution des métiers se réunira au cours du 2ème trimestre de cette année.

Le calendrier de ces rencontres inter-syndicales sera arrêté sous peu.

En parallèle, des audiences bilatérales peuvent être organisées non seulement avec le Directeur de l’Encadrement, mais également avec le Directeur de l’Enseignement scolaire ou avec le conseiller social du Ministre.