Retraits d'emplois dans l'Education Nationale

Dans un document communiqué par le Café Pédagogique, le ministère affiche implicitement son mépris pour le service public d'éducation.

Le SI.EN réagit par un communiqué de presse et engage ses adhérents à faire remonter par la hiérarchie locale leur refus de cette politique mortifère pour l'Ecole à laquelle nous sommes tous attachés.

 

                       

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31-05-2010 Communiqué de presse du SI.EN Accéder
31-05-2010 Communiqué de presse de l'UNSA Education Accéder
31-05-2010 Editorial de Patrick GONTHIER, secrétaire général de l'UNSA Education Accéder
04-06-2010 Communiqué de l'AGEEM et carnet "scolariser les enfants de 2 à 3 ans à l'école maternelle : pourquoi ? Comment ?" Accéder
04-06-2010 Power-point de présentation du schéma d'emploi (document du 5 mai 2010 présentant le calendrier prévu...) Accéder
25-06-2010 Appel du collectif « un pays, une école, notre avenir » Accéder

 

Communiqué de presse du SI.EN

Plus dure la vie !

Une progression dans les exigences ministérielles : nous passons du « faire mieux réussir tous les élèves avec moins de moyens » à « faire encore mieux avec… rien ! ».

Dans le contexte général des économies présentées comme indispensables, mais qui apparaissent surtout comme le souci d’affaiblir toujours plus le service public d’éducation, le ministère de l’Education Nationale vient de dévoiler ses intentions pour les années à venir. Afin de l’aider dans son souci de rigueur budgétaire, le SI.EN-UNSA Education suggère au ministre divers postes auquel ce dernier ne semble pas avoir encore pensé.

Pourquoi, par exemple, continuer à entretenir des services traitant de statistiques ? Nous pouvons tout à fait donner par avance les résultats de cette politique désastreuse : toutes les mesures de retrait d’emploi envisagées permettront avec beaucoup d’efficacité de creuser l’écart entre les élèves les plus fragiles et leurs camarades. Autant dire clairement les choses : l’école sera à l’image de la vie, plus dure avec les plus faibles !

Il n’est pas davantage nécessaire d’entretenir l’illusion d’un pilotage de proximité : privés de moyens, les corps d’encadrement seront en totale incapacité d’aider les enseignants à faire preuve de plus d’efficacité dans leur travail. Les divers projets innovants présentés comme des outils qualitatifs ne seront rien plus que de beaux rêves sur le papier, brillant dans la nuit pédagogique comme les flammèches désespérées de la Petite fille aux allumettes…

Le SI.EN-UNSA Education interpelle solennellement le ministre : les mesures envisagées, au-delà de leur froideur technocratique, ne sont pas que néfastes : elles sont criminelles pour l’Ecole. Il est encore temps aujourd’hui d’arrêter le massacre du service public… Demain, il sera trop tard !
 

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Communiqué de presse de l'UNSA Education

 

Budget 2011: le gouvernement décide de sacrifier l'éducation


En 2010, les 16 000 suppressions d’emplois dans l'éducation auront été payées par l’anéantissement de la formation des enseignants. En 2011, le dogme du non- remplacement d’un fonctionnaire sur deux se traduira par 16 000 nouvelles suppressions.


Le gouvernement cherche, par tous les moyens, à réduire les moyens du service public d’éducation. Les contradictions ne l’arrêtent pas. D’un côté, il déplore l’échec scolaire ou la violence ; de l’autre, il les aggrave. Les scénarios du ministère que publient des organes de presse sont inquiétants et inacceptables.


Dans le premier degré, la suppression des Rased est étudiée de façon pressante par le ministè̀re. La réduction de la scolarisation à deux ans aussi. L’augmentation du nombre d'élèves par classe est annoncée.


Dans le second degré, la première conséquence des suppressions sera l’augmentation des effectifs dans les classes des collèges et la fermeture prévisible des petits établissements. Des pistes sont à l'étude : réduction des Itinéraires de découverte (IDD) au collège, "rationalisation" de l'offre éducative en lycée et de l'offre de formation en lycée professionnel.


Les projets du ministère conduiront à amputer le service public d’éducation de toute ambition, de toute perspective. Le Premier ministre a annoncé que les suppressions, à une hauteur inégalée, se poursuivront au même rythme jusqu’en 2013. Le service public d’éducation devrait être une solution pour l’avenir, pour sortir de la crise : le gouvernement en a décidé autrement. Il prépare au contraire la régression.

 

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Editorial de Patrick GONTHIER,

Secrétaire général de l'UNSA Education

 

Chasse aux postes

 

Le ministère de l’Education nationale demande à chaque académie d’amplifier la chasse aux postes. Réquisitionnées par le ministère, les académies doivent trouver, avant la mi-juin, les 16 000 postes qui manqueront aux établissements, aux services, aux élèves. Dans un document, le ministère affiche avec cynisme les "leviers académiques identifiés" : augmentation de la taille des classes, réduction du besoin de remplacement, baisse de la scolarisation à 2 ans, relèvement des seuils d’ouverture et de fermeture… A aucun moment, les conséquences des suppressions ne sont envisagées. Les perspectives du service public d’éducation se réduisent à une obsession budgétaire, à une absurde "rationalisation" afin de "mobiliser les gisements d’efficience". La "novlangue" gouvernementale n’oublie pas de soigner les établissements privés dont les mesures, est-il avoué avec la tranquillité dogmatique des bien-pensants, leur seront "ultérieurement déclinées". Cette politique à courte vue ressemble de plus en plus à un démantèlement programmé.
 

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Communiqué de l'AGEEM

 

AGIR EN SILENCE ET ACCUMULER LES CONTRADICTIONS !

Voilà les démarches choisies par notre ministre.
Nous le constatons amèrement aujourd'hui.
Dès septembre, nous avions formulé des réserves quant au silence du ministre que nous ressentions davantage comme source d'inquiétudes que comme stratégie d'apaisement ...

Comment peut-on décemment affirmer d'un côté le rôle primordial de l'école maternelle dans la prévention de l'illettrisme
et simultanément, envisager tranquillement 32 élèves en classe maternelle *, la suppression des RASED et d’achever le démantèlement de la scolarisation des enfants de 2 à 3 ans ! - voir notre CARNET " Scolariser les enfants de 2 à 3 ans : pourquoi? comment ? " en pièce jointe.

Comment peut-on, dans le même temps, déclarer publiquement que "l'école maternelle doit répondre aux espoirs mis en elle pour offrir l'égalité des chances " !
Formules toutes faites déconnectées de la réalité des écoles et ignorant les sentiments de rancœur, de perte d'estime de soi et de révolte des collègues !
Faut-il redire que l'école ne peut fonctionner sans l'engagement et l'investissement des enseignants qui la font vivre ?
Méconnaissance déconcertante ou réel mépris ???

Ce dont l’Ecole a le plus besoin c’est de stabilité et d’avoir confiance !
Ce que l’Ecole craint le plus, c’est de voir les priorités changer tous les six mois, tous les ans, chaque fois que change le Ministre ….

Nos constats de terrain :
AUCUNE COHERENCE pour améliorer le service public d'éducation qui en a tant besoin, pour donner de l'élan à l'Ecole dans l'intérêt des enfants/élèves et leurs familles et dans le respect des enseignants
BEAUCOUP DE COHERENCE dans les actions destinées à démanteler, à détruire les acquis de l'ECOLE de la REPUBLIQUE .

*voir l’ensemble des pistes proposées par le Ministre pour réduire le nombre de postes sur le site du Café Pédagogique du 31 mai 2010

 

     Télécharger le carnet "scolariser les enfants de 2 à 3 ans à l'école maternelle : pourquoi ? Comment ?" édité par l'AGEEM

 

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La stratégie du ministère

Le SI.EN s'est procuré un fichier Power-point de présentation du schéma d'emploi. Ce document est daté du 5 mai 2010 et présente à la fois le calendrier prévu, les finalités et les procédures envisagées. Il permet de prendre clairement conscience de la "hauteur" des objectifs visés et de voir à quel point ceux qui nous dirigent sont plus préoccupés de faire des économies sur le dos de l'Ecole que de donner à cette dernière les moyens des ambitions aussi vite oubliées qu'elles sont affichées. Ce document est accessible sur la partie du site réservée aux adhérents.

Télécharger le fichier de présentation

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Appel du collectif « un pays, une école, notre avenir »

 

Défendre un service public d’éducation pour la réussite de tous !
Le collectif d’organisations rassemblé dans « un pays, une école, notre avenir » a signé un appel commun. Vous le trouverez, ci-dessous :

Paris, le 21 juin 2010

Contre les choix gouvernementaux :
défendre un service public d’éducation pour la réussite de tous !

Alors que les premiers arbitrages pour le budget 2011 seront rendus à la fin du mois, le ministère de l’Éducation nationale a récemment transmis aux académies des documents destinés à permettre l’identification des futurs postes à supprimer.

Les fiches techniques diffusées montrent ainsi jusqu’où le gouvernement est prêt à aller après avoir déjà supprimé 16000postes dans l’Éducation nationale en 2010. La rentrée 2010 s’annonce pourtant d’ores et déjà difficile...

Laisser penser qu’il existe des marges de manœuvre pour supprimer des postes sans effets de dégradation du service public d’éducation, c’est être tout simplement coupé de la réalité des établissements scolaires et sourd face aux interpellations actuelles de tous les acteurs éducatifs.
A l'heure où les inégalités scolaires ne cessent de s'aggraver, il est scandaleux que le gouvernement ose prétendre lutter contre l'échec scolaire, l'absentéisme et la violence, tout en continuant à supprimer les moyens éducatifs et pédagogiques nécessaires à un encadrement de qualité, y compris des élèves les plus fragiles ou à besoins spécifiques. Tous doivent pouvoir en effet être accompagnés vers la réussite, et plus particulièrement encore à l'entrée dans les apprentissages. Il en va d'une certaine conception de l'égalité réelle, qu'un projet de société comme celui de l'éducation, se doit d'incarner.

Nous savons tous à quel point, dans un contexte de crise économique et sociale, l’investissement dans l’éducation est primordial. Une véritable ambition pour l'École ne peut exclusivement reposer sur l'engagement au quotidien des professionnels de l'éducation.

Il est tout aussi hypocrite que le gouvernement ose prétendre résoudre la crise et se préoccuper de la jeunesse de notre pays sans assurer l’effort nécessaire pour que les générations à venir bénéficient d’une formation de qualité.

Si le ministre tente de mettre en avant le principe de rationalisation, il ne trompera cependant personne. Ses « réajustements » soi-disant « techniques » découlent d’une décision éminemment politique : celle qui vise à poursuivre aveuglément l’application à l’Éducation nationale du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

Les personnels de l'Éducation nationale sont engagés au quotidien pour faire face aux difficultés, et c'est bien grâce à cet engagement que les écoles et établissements fonctionnent, évoluent malgré tout, pour répondre au mieux aux objectifs de la réussite de tous. Mais l'enseignement n'est pas qu'affaire de charisme: faire apprendre, transmettre des savoirs, une culture, des compétences ne peut se réduire à énoncer des discours devant un public plus ou moins attentif : des moyens pour la formation professionnelle, pour soutenir les innovations pédagogiques sont indispensables pour faire progresser l'École.

C’est pourquoi nous interpellons dès maintenant les parlementaires quant à la nécessité de se saisir du sujet pour qu’émerge un véritable débat politique et citoyen quant aux finalités et aux moyens de l’École.

C’est pourquoi nous invitons tous celles et ceux convaincus comme nous que l’État doit immédiatement cesser de mettre en cause les moyens du service public d’éducation, à se mobiliser pour combattre avec vigueur et fermeté cette saignée inacceptable et dangereuse !
Dans le but d’organiser une mobilisation vaste et unitaire dès la rentrée et pendant toute la période du débat budgétaire, nous décidons de nous réunir à nouveau avant la fin de l’année scolaire.

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