L'école et la lecture obligatoire

histoire et paradoxes des pratiques d'enseignement de la lecture

 

Anne-Marie CHARTIER

 

 

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Retz.  décembre 2007. 351 pages

 

 

Les débats récurrents autour de la lecture ont tous comme arrière-fond l’obligation de savoir lire. Or, dire que la lecture est fonctionnellement nécessaire dans la scolarité – tout comme elle est d’une utilité incontournable dans la vie sociale – tend à faire oublier que son apprentissage est imposé par l’institution.

 

De fait, ceux qui sont chargés de faire respecter l’engagement de la nation à l’égard des jeunes générations sont les enseignants. En se situant du côté des maîtres, Anne-Marie Chartier a cherché à reconstruire les priorités éducatives, les contraintes matérielles et les marges d’action. En effet, l’objectif final étant de « garantir à chaque élève les moyens nécessaires à l’acquisition d’un socle commun », leur seule question est pratique : comment faire ?

 

À l’heure où les nouvelles technologies sont en train de transformer toutes les relations à l’écrit et parce que l’histoire sociale de la lecture et l’avenir de la culture écrite sur laquelle est fondée l’école se trouvent une nouvelle fois dans une conjoncture d’incertitude, l’ambition est si grande que la tâche semble impossible…

 

Sans être totalement imprévisible, l’histoire des pédagogies à venir n’est pas écrite d’avance. Les enseignants d’aujourd’hui et de demain devront inventer de nouvelles manières de faire lire et écrire, de construire et penser la relation à l’écrit des jeunes générations.

 

Face à cette entreprise, il est pertinent de revisiter l’histoire et de nous interroger pour mieux comprendre les enjeux à travers les siècles.

 

Comment les maîtres ont-ils élaboré, au fil du temps, ces routines collectives qui sont devenues l’expérience partagée des générations passées et présentes ? Quel rapport établir entre les « évolutions de la lecture » au fil des siècles et les innovations pédagogiques du côté des méthodes d’enseignement ? Que doit-on attendre de l’irruption des écrans dans les classes ?

 

Autant de questions qui interpellent tout éducateur responsable, mais dont les réponses seront apportées par les jeunes enseignants qui « reprennent le flambeau » et qui auront, forcément, à être aussi inventifs que les générations antérieures.

 

Une histoire passionnante sur les attentes de la société en matière de lecture.

 

Source : communiqué de presse Retz