Groupe de travail à la Direction de l'Encadrement

le 7 février 2005

Modalités de recrutement des inspecteurs de l'Education Nationale

Analyse de la D.E. :
Le nombre de candidats aux concours d'IEN n'a pas baissé. Il a même brusquement augmenté en 2002 (date du décret instituant la hors classe à l'échelle A), dans la même proportion que le nombre de postes offerts.
Quantitativement, il n'y a donc pas de problème de recrutement.
Par contre, d'un point de vue qualitatif, on constate un nombre de plus en plus important de conseillers pédagogiques et une diminution du nombre de candidats du second degré.

Analyse et propositions du SI.EN :
Le concours apparaît effectivement comme un prolongement normal du déroulement de carrière des enseignants, ce qui n'est pas satisfaisant. Le corps des inspecteurs ne doit pas être un corps de débouché mais bien un corps spécifique d'encadrement.
Le concours pourrait être ouvert à d'autres cadres de la fonction publique, pas forcément de l'Education Nationale. C'est la nature des épreuves et la formation qui feront de tout individu recruté un inspecteur de l'Education Nationale et qui fonderont sa légitimité.

La D.E. et les représentants syndicaux sont d'accord pour une épreuve écrite anonymée qui se situerait au niveau de l'admissibilité.
Cette épreuve écrite pourrait être une note de synthèse sur un thème transversal susceptible d'être exploité par tous les candidats.
Le dossier et l'entretien n'interviendraient que lors de la phase d'admission.

Nous avons souhaité placer à terme le recrutement au niveau du master, avec des dispositions transitoires et des possibilités pour les enseignants ayant au moins 5 ans d'expérience de valider leurs acquis professionnels.
Mais il est évident que l'on ne saurait admettre un niveau de recrutement et des modalités de concours différentes d'un corps d'inspection à un autre.