CONSEIL SYNDICAL DU 22 SEPTEMBRE 2005

Intervention du secrétaire général :

Du Conseil Syndical de juin s'était dégagée une certaine observation hésitante dans les académies avec malgré tout un début d'actions modestes et des informations données à nos supérieurs et à la presse

Le mois de septembre a été l’occasion d’engager un mouvement de protestation résolu et visible. Par la nature des actions et par le taux de participation des collègues, la rentrée a révélé une mobilisation inhabituelle chez les IEN. D’ailleurs, la médiatisation forte a été un élément-clé du mouvement.  Cela n'était jamais arrivé ! L’absence de responsable dans certains départements entraîne souvent une moindre mobilisation et surtout une absence de remontée des informations que nous allons essayer de combler.

Nous avons brisé un tabou en montrant notre détermination. Certes, nous sommes des cadres responsables (ce que les recteurs et les inspecteurs d'académie n'ont pas manqué de nous rappeler) mais nous avons montré que nous étions capables d'engager des mouvements de protestation résolus et visibles. Nous sommes attentifs à la confusion toujours possible entre loyauté et loyalisme. Nous continuons à faire preuve de loyauté  vis-à-vis de nos supérieurs mais nous nous méfions du loyalisme qui peut tendre vers la servilité. Contrairement à la grève administrative des directeurs d’école qui dure depuis 6 ans, notre action ne peut s’enliser. Aussi, nous éviterons de pénaliser les écoles, les établissements et les élèves, et plus particulièrement les enfants les plus faibles porteurs de handicap.

La poursuite de l’action se doit à présent de ne pas décevoir : nous sommes en position forte et nous sommes en  croissance de syndicalisation, mais il importe de ne pas perdre de vue les élections professionnelles de 2006. Pour l'instant nous agissons en intersyndicale parce que d'un point de vue conjoncturel nous sommes sur la même ligne que nos collègues du SNPI-fsu mais nous ne perdons pas de vue les motions de congrès et la revendication majeure d'égale dignité du corps des inspecteurs, c'est-à-dire le corps unique. Nous mettons provisoirement de côté ce point qui fâche mais il évident que nous ne le perdons pas de vue.

Ce 29 septembre, le ministre reçoit successivement le SI.EN-UNSA, puis le SNPI fsu. Il doit faire des propositions concrètes et pour lui, tous les IEN doivent voir une amélioration sensible en termes de rémunération. Les propositions du ministre seront communiquées dès le 29 au soir par compte rendu figurant sur le site web du syndicat.  

Une consultation de l’ensemble des adhérents sera lancée ce même jour. Chaque Responsable Académique réceptionnera un nombre de mandats correspondant au nombre de syndiqués en y incluant les anciens et les nouveaux. Seuls les votes des adhérents seront pris en compte. La position des non-syndiqués au SI.EN sera recueillie et transmise au BN. Cette opération sera terminée le 6 octobre. Les résultats de chaque académie seront affichés sur le site dès le 7 ainsi que la position arrêtée par le Bureau National. L'ensemble sera envoyé en même temps à tous les responsables académiques et départementaux.  

Les IEN ont vivement réagi à la lettre envoyée par la Direction de l'Encadrement le 19 septembre et non signée. Celle-ci confirme simplement des arbitrages rendus par le Premier ministre sur des mesures annoncées en 2004. Le cabinet du ministre prétend d'ailleurs ne pas avoir connaissance du contenu de cette lettre.  

Notre mouvement de protestation actuel porte sur le rééchelonnement indiciaire et nous avons des exigences d'avancées significatives. Il nous faudra veiller à ne pas a minima. Nous ne sommes pas sur le créneau de l'indemnitaire, mais nous savons que l'indiciaire est plus long à obtenir que l'indemnitaire.
D'un point de vue conjoncturel nous travaillons en intersyndicale et nous nous sommes placés dans une logique de corps parallèles. Mais nous n'abandonnons pas notre motion de congrès qui revendique le corps unique. Pour nous, l'égale dignité renvoie très clairement au traitement unique. 
Nous n'oublions pas nos collègues retraités dont certains sont partis sur la base d'indices inacceptables. Nous n'oublions pas non plus les autres revendications qui portent sur les conditions de travail : missions et frais de déplacement en particulier. 

Interventions des responsables académiques         

Amiens : 

            Depuis la rentrée scolaire, la mobilisation n'est effective que dans un seul département (la Somme) et dans le premier degré. Les conseils d'IEN n'y ont plus lieu et une majorité d'IEN titulaires en CAPD n'y siègent plus.  

            Nous bénéficions d'une excellente écoute de la part de l'IA de la SOMME et du Recteur et veillons à ce qu'ils soient bien informés de l'action  que nous menons. Mme le Recteur est en train de remanier fortement (et non sans grincements de dents) l'organigramme du Rectorat, notamment en créant un pôle pédagogique qui confère aux IEN un rôle important et hors structure hiérarchique pouvant laisser envisager des réactions de « caste ».  Il me paraît important que les commissions de secteur se positionnent sur la création et le fonctionnement des collèges d'IEN de façon à éviter d'éventuelles dérives.  

            Je viens de relancer tous les IEN de l'Académie et je souhaite proposer une assemblée générale pour débattre des propositions que le Ministre présentera le 29 septembre 2005.  

Guylain HOIN - RA

AIX-MARSEILLE :  

Une forte mobilisation dans trois départements sur les quatre que compte l’académie, qui traduit l’exaspération des collègues face aux promesses non tenues. La mobilisation est plus faible dans les Bouches du Rhône, département dans lequel on tergiverse volontiers et dans le second degré. Mais tout ne fait que commencer, à preuve la trentaine d’IEN syndiqués ou non, qui sont notés pour discuter après la réunion des inspecteurs organisée par le recteur au cours de laquelle a été lu un communiqué commun UNSA-FSU. Le silence qui a suivi (pratiquement aucune question posée au recteur) a montré qu’on avait là abordé les seuls problèmes qui préoccupent les collègues. Appel a été fait à une réunion de tous les IEN le 23 Septembre pour diffuser les informations venant des autres académies et transmettre des consignes consensuelles.

CAEN :  

Le 12 septembre dernier une délégation d’ IEN de l’Académie de Caen a rencontré le recteur de l’académie, celui ci était accompagné du secrétaire général et du chef de cabinet. La délégation d’inspecteurs comprenait à parts égales des membres des deux syndicats représentatifs.
La conversation a été empreinte d’une très grande courtoisie et l’écoute du recteur et de ses collaborateurs a été constante. Celui ci nous a fait part de ses échanges avec les IA des trois départements qui ont relayé après de lui le souci qui est le notre de voir notre situation se dégrader au regard de professions de statut comparable.

Après avoir dressé un rapide constat de l’état de mobilisation des collègues dans les trois départements, avec une très forte implication dans l’action, nous avons réitéré nos demandes à savoir :
    - une bien meilleure prise en compte des situations de nos collègues qui, pour des raisons d’âge, ne pourront pas, dans l’état actuel des faits, atteindre la hors classe avant leur départ en retraite ;
   
- une modification de la situation indiciaire globale des inspecteurs de façon à rendre la profession plus attractive qu’elle ne l’est actuellement, en particulier pour les personnels issus de corps dont l’échelonnement indiciaires est, en ce moment, comparable à celui appliqué aux inspecteurs.  

Le recteur et ses collaborateurs, ont réaffirmé comprendre nos revendications et nous ont informé qu’ils feraient remonter le lendemain même au Ministère une note de synthèse accompagnée de l’expression de son sentiment sur la légitimité de notre exigence.  

L’action syndicale dans les 3 départements est suivie de manière différente suivant en cela précisément le taux de syndicalisation. Ainsi la Manche, département dans lequel la quasi totalité des collègues sont syndiqués au SIEN, applique à la lettre les consignes de non participation aux réunions institutionnelles. Dans l’Orne, la détermination est comparable, quoique légèrement moindre. Dans le Calvados, la mobilisation est plus lâche. Si une majorité de collègues sont syndiqués au SIEN, quelques collègues non syndiqués et depuis longtemps totalement allergiques à toute forme de revendications, plombent la mobilisation tout en acceptant bien volontiers, de consommer les fruits obtenus par l’engagement et l’action de leurs collègues. Ainsi seuls deux collègues CCPD appartenant chacune à un syndicat différent, suivent les consignes sous le regard presque bienveillant de la hiérarchie.  

Cela étant, l’arrivée de 4 stagiaires dont 3 sont syndiqués au SI.EN me semble le gage d’un renouveau de l’esprit de corps qui, dans le Calvados, a bien du mal à subsister.  

Les collègues IEN ET  et IO paraissent plus déterminés et ce avec l’approbation plus ou moins explicite du recteur et de ses collaborateurs. Nous fondons de grands espoirs sur l’action en cours mais nous souhaiterions que les collègues qui souvent pour des raisons inavouables, refusent de s’engager dans l’action alors qu’ils en approuvent les motifs, se voient rappelés à leurs responsabilités.  

Enfin, il faut souligner une totale convergence de vue sur ce dossier entre les deux syndicats représentations ainsi qu’un engagement sans faille des quelques adhérents du SNPI dans l’action, ce qui n’est malheureusement pas le cas de tous les adhérents du SIEN.

Clermont-Ferrand :  

Les collègues de l’académie de Clermont-Ferrand se sont réunis le jeudi 15 septembre 2005 à Issoire. Le nombre de participants était de 21 dont une collègue IEN-IO. La réunion a débuté par une première prise de décision, celle de ne pas participer à une réunion de travail qui avait lieu l’après-midi avec le Recteur et l’Inspection Générale. Un débat très riche a suivi sur nos conditions de travail, nos revendications et les actions engagées et l’harmonisation de celles-ci. Les différents sujets abordés sont révélateurs du malaise actuel de notre profession : impression d’être un corps de cadres peu reconnu du point de vue indiciaire, désir de redonner du sens à notre métier, problème des collègues qui acceptent les fonctions d’IEN mais ne veulent pas être intégrés dans ce corps, inquiétudes quant à nos missions se transformant parfois en « chantiers », inégalités dans l’accès à la hors classe selon le corps d’origine et l’âge d’entrée dans la fonction, le classement de nos secrétaires, personnels de catégorie C gérant des personnels de catégorie A (remplacements), les archaïsmes dans nos relations avec les I.A., relations à renouer, l’utilisation que nous pouvons faire du collège académique des inspecteurs si nous savons y faire des propositions, la prise en charge de nos dépenses professionnelles (déplacements, téléphone portable…) nos conditions matérielles de travail…  

Suite à cette réunion et en complément des  premières actions mises en place de façon hétérogène selon les départements, l’ensemble des collègues a décidé l’envoi d’un courrier, signé par tous les IEN, au Recteur - sous couvert des I.A.-  précisant :

- notre refus de participer aux réunions institutionnelles (CIEN, CAPD, CTPD…) réunions de bassin (on inspecte ce jour-là !) ;

- notre refus de transmettre enquêtes, relevés d’effectifs ;

- le recentrage de notre travail sur l’animation, le pilotage de nos circonscriptions et nos missions d’inspection sans pénaliser les élèves ni les enseignants (participation aux réunions de C.C.P.E., envoi des rapports d’inspection).  

            Le R.A. a envoyé un relevé de conclusions à chaque R.D. qui est en contact permanent avec le R.A. Le soir même, une délégation a rencontré le Recteur de l’académie. L’entrevue a porté sur 3 points : nos revendications et le malaise de notre profession, nos conditions de travail au quotidien et la mise en place du collège des IEN.  

            Rendez-vous est pris pour une nouvelle réunion le vendredi 21 octobre… Des mesures seront prises pour y associer nos collègues IEN-ET.  

M. SINGLARD - RA

CRETEIL :  

130 IEN et faisant fonction rentrée 2005. Fort taux de syndicalisation (de nouvelle adhésions).
Plus de concurrence syndicale seul le SI.EN est représenté.  

Concernant l’action, aucune motivation des IEN ET/EG. Explications : une réunion depuis la rentrée, forte préoccupation quant à l’évaluation des IEN. Le recteur a mis la pression, l’IG dans les disciplines engage aussi des stratégies préparatoires à l’évaluation, le recteur a répondu en grande partie aux revendications matérielles exprimées.  

Dans les Départements :  
Le 93 fidèle à sa renommée suit les modalités d’action du SI.EN : 1 réunion depuis la rentrée ;
77 et 94 : calme plat….  

Un point positif : un début de collaboration entre les IEN-ET/EG et IIO (plus dynamiques)  

Réunion académique du SIEN le 05/10/05 avec la présence de P. ROUMAGNAC afin d’organiser les responsabilités académiques et d’entrer dans l’action ( ?)

GRENOBLE :  

Boycott majoritaire de la réunion de rentrée du Recteur  

Haute Savoie : Déclaration au Conseil IEN et rétention des informations non « spontanément » données par les Directeurs d’Ecole (100%)  

Situation identique en Savoie (100%)  

En Isère, mouvement fort et unanime. Pas de participation aux conseils d’IEN, CAPD… Pas de communication d’infos  

Cependant, pas de contact avec nos collègues exerçant dans le second degré (une demande que RD et RA dispose d’une liste de syndiqués pour pouvoir entrer en contact)  

A noter : En Savoie, absence de 5/8 des IEN lors de la réunion CAPD de Juillet. Les représentants du personnel ont, à cette occasion, manifesté leur solidarité, expliquant que la manière dont ceux qui sont chargés de les évaluer sont reconnus est caractéristique de la manière dont ils le sont eux-mêmes.  

En audience l’IA-DSDEN dit « en avoir été très mécontent et regrette un « mélange des genres » qu’il ne souhaite pas voir se reproduire »  

Pour conclure, au delà du mot d’ordre national, des raisons locales fortes entraînent les collègues dans l’action (différence entre départements, catégories, et manque de considération).

Lille : 

Le Nord et le Pas-de-Calais sont à l'unisson en ce qui concerne notre action, laquelle mobilise actuellement la quasi totalité des inspecteurs du 1er degré de l'académie (nous dirons ensuite ce qu'il en est de la mobilisation des IEN ET). Dans cette mobilisation la part du SIEN UNSA, syndicat majoritaire, a été déterminante puisque les deux autres syndicats lui ont emboîté le pas, permettant ainsi la désertion presque complète des premiers conseils d'inspecteurs de rentrée et une rétention parfaite des informations suivant ce qui avait été décidé et annoncé par courrier à tous les collègues. Cette mobilisation concerne actuellement 95% environ des inspecteurs, soit environ 80 des 90 inspecteurs en circonscription. Parallèlement les deux RD du SIEN UNSA mènent une action de médiatisation sans précédent. Signalo& er  deréns notamment la page obtenue dans le journal Libération où deux collègues du Nord font état du malaise que nous ressentons tous eu égard à la non reconnaissance réelle de nos charges de travail et des efforts que nous avons toujours consenti par loyauté envers notre hiérarchIe. Article également dans la presse régionale "La Voix du Nord". Une délégation du Pas-de-Calais a été reçue la semaine dernière par Jack Lang, député de Boulogne, à l'initiative du RD.  L'Ancien Ministre de l'Ed. Nationale a soutenu les inspecteurs dans leurs revendication en leur donnant l'assurance qu'il interviendrait auprès de notre Ministre.

A noter qu'une assemblée générale, ouverte à l'ensemble des inspecteurs de l'académie, est prévue toute la journée du 30 septembre, ce qui facilitera la consultation annoncée en conseil national syndical. 

M. LARCHANCHE - RA

Enseignement Technique et professionnel  

            A Lille, l’Académie a subi depuis la fin de l’année dernière scolaire, un profond renouvellement de tous les personnels d’encadrement :   départ du recteur DEBBASCH, démission de la DAET , départ du DAFCO et du XCAIO, démission du responsable de la pédagogie, démission du directeur du cabinet, d'où des difficultés pour rencontrer un interlocuteur fin juin.  

            A cette rentrée, la nomination d’un nouveau recteur, Madame BEN SOUSSAN. Souhaitant rencontrer le groupe des IEN-ET avec son doyen comme elle l’a fait pour les IA-IPR, j’ai tout de suite alerté le cabinet pour demander une audience.         L’audience fut acceptée ; le jour de notre rencontre prévue, par contre, la réunion a été reportée et non encore faite à ce Jour. Nous avons évoqué les problèmes des IEN en général et des IEN-ET en particulier, elle était parfaitement au courant et bien renseignée. La discussion fut très intéressante, nos revendications académiques sur les postes, le secrétariat et les problèmes de fonctionnement ont été largement évoqués. Suite à cette rencontre, nous avons programmé une réunion syndicale du groupe, la majorité des collègues étaient présents, ils se sont engagés dans le mouvement.  

A ce jour, les consignes prévues par le bureau national sont respectées, y compris pour la mise en place des commissions de choix de sujets et la confection de ceux-ci. Ils attendaient avec impatience, la concrétisation de la revalorisation des indemnités de charges administratives, c’est fait depuis hier, ils attendent maintenant les propositions du Ministre.  

En ce qui concerne une action spécifique sur les frais de déplacement, les collègues sont prêts à la mettre en place car les baisses successives des enveloppes du temps des recteurs DESNEUF et DEBBASCH, ainsi que l’augmentation du prix des carburants ont fait qu’aujourd’hui, la coupe déborde et le raz le bol est complet chez les collègues IEN-ET de l’Académie de Lille.

R. DECOFOUR - BN

LIMOGES  :

Constat de rentrée : Le nouveau recteur nommé au printemps 2005 redonne vie à la politique académique. Les IEN ET/EG, IIO sont satisfaits du fonctionnement du collège des IEN second degré. Celui des IEN 1er degré sera installé prochainement.  
Des problèmes de fonctionnement (crédit, frais de déplacement)
Problème récurrent de la non rémunération de la participation des IEN -CCPD à la formation continue des enseignants du 1er degré (les disparités académiques sont inacceptables).
Actions :
L’action doit concerner tous les IEN. Les IEN de Limoges ont choisi de ne pas nous engager dans le nouveau protocole d’évaluation des IEN et nous recentrer sur la gestion et l’animation de la circonscription.  

Un courrier sera adressé au Recteur et aux IA-DSDEN pour reposer les raisons de notre mécontentement.

 

Lyon : 

Les trois départements sont très mobilisés:
 -100% des IEN (en comptant les sympathisants , stagiaires ou faisant-fonction) dans la Loire et l'Ain
 - 20 sur 32 dans le Rhône
Il s'agit là d'un degré de mobilisation, jamais vu depuis très longtemps.
Les modalité d'action sont diverses selon les départements, la plateforme minimale commune à toute l'académie est le blocage de l'enquête sur les effectifs de rentrée; le Rhône et la Loire ont suspendu leur participation aux réunions institutionnelles.
Un regret : le secteur du second degré reste silencieux (aucune information sur la mobilisation transmise au R.A.)
 Une remarque : la mobilisation dépasse largement la syndicalisation. Si une consultation du terrain est entreprise  il faudra envisager aussi des modalités permettant aux non-syndiqués (nombreux à s'être engagés) de faire connaitre leur position.
 
Sur le terrain, les revendications sont exprimées de façon assez diffuse;
- le 1er motif de mécontentement évoqué concerne l'insuffisance des frais de déplacement
- les  volets indiciaire et statutaire, le goulot d'étranglement pour l'accès à la hors-classe, et la charge de travail sont évoquées ensuite, sans hiérarchisation particulière, comme sujets de revendication.

C Besson - RA 

 MONTPELLIER :  

Dans l’académie de MONTPELLIER, la mobilisation a été forte et s’est concrétisée par des actions marquantes dès le mois de juin parce que la décision prise par le SI.EN d’engager enfin un mouvement était attendue depuis pas mal de temps.

      Lors du congrès de Montpellier en 2004, nous avions déjà signifié notre ras le bol d’une situation qui dure depuis bien trop longtemps : ces ministres qui nous caressent et nous flattent dans le sens du poil mais sans rien nous accorder, une direction qui inonde de tâches à immédiatement effectuer au détriment de nos missions de base, le plus bel exemple étant celui du Débat sur l’Ecole. On voit aujourd’hui, ou plutôt on ne voit pas, le résultat d’une débauche d’énergie que nombre de collègues ont déployée pour répondre à une commande ministérielle sans effet final.

      En avril 2005, une journée syndicale à laquelle Patrick ROUMAGNAC avait été convié, rassemblait une trentaine de collègues de l’académie qui applaudissaient aux perspectives d’action présentées alors par notre Secrétaire général.

      Aussi, en juin, quand l’heure est venue de passer à l’action, tous les départements se sont massivement mobilisés. A titre d’avertissement symbolique, pas de participation aux conseils d’IEN, aux CAPD ou CTPD avec un courrier explicatif au Recteur et à nos IA. Des déclarations ont également été lues en CAPD.

      Nos interlocuteurs, Recteur et IA, ont alors transmis leur inquiétude au ministère.

      Et, à la rentrée, tous les IEN du premier degré, y compris les stagiaires (3 IEN seulement n’ont pas suivi le mouvement dans l’académie) et la très grande majorité des IEN du second degré (14 sur 18), soit 65 IEN sur un total de 72, ont montré à leur hiérarchie qu’ils étaient déterminés à voir enfin reconnus à leur juste valeur leur engagement professionnel et la place essentielle qu’ils tiennent dans la maison Education Nationale.

Pas de distinction chez nous entre syndiqués ou non-syndiqués. Tout le monde participe et reçoit les mêmes informations : aucune participation aux réunions du Recteur, pas de Conseils d’IEN, ni CAPD ou CTPD, pas de réponse aux convocations diverses : nous sommes dans nos circonscriptions et y restons. Nous avons informé les syndicats d’enseignants qui nous ont assuré de leur soutien tout en regardant cela d’un œil amusé, voire narquois.

      Les collègues du second degré nous ont indiqué leur difficulté à rendre leur action lisible et démonstrative. En refusant de siéger dans les bassins de formation ou dans les commissions de choix de sujets, ils marquent désormais plus nettement leur engagement.

      Reçus en audience par le Recteur*, puis par nos IA, nous avons à chaque fois marqué notre attachement au bon fonctionnement du système éducatif mais avons affiché en même temps notre très forte exaspération. Les mesures de carte scolaire de rentrée ont été faites grâce à notre concours, mais nous n’avons fait remonter aucun chiffre pour les écoles non concernées par ces mesures.

Pour bien montrer notre détermination et ne pas nous disperser, nous avons concentré notre action sur les seules revendications indiciaires initiées au niveau national. Nous avons bien sûr prévenu nos interlocuteurs que viendrait plus tard un temps pour, d’une part, nos revendications quant à nos conditions de travail qui continuent de se dégrader, et d’autre part, la réflexion sur les missions des IEN.

      Lors de notre deuxième journée d’action syndicale, le 13 septembre, nous étions une quarantaine et une douzaine de collègues s’étaient excusés, soit 80% des IEN de l’académie.

Nous avons redit à Patrick ROUMAGNAC ce que nous attendions et réaffirmé unanimement notre volonté de réussir. Belle journée !  

Nous connaissons donc un grand succès sur l’académie et cela a provoqué une forte surprise de la part de nos interlocuteurs qui pensaient pouvoir nous « récupérer », nous diviser d’un département à l’autre ou dans chaque  département. Le Recteur et les IA nous ont dit toute leur compréhension du mouvement mais ont aussi agité devant nous le spectre du rejet par l’Administration centrale de «ce corps exemplaire qui, d’un seul coup, démontrerait qu’il n’était plus fiable», nous ont rappelé à nos devoirs ou nous l’ont parfois joué sur le thème du bon climat relationnel qu’il serait si dommage de rompre.

Mais aussi, grande et heureuse surprise pour les IEN eux-mêmes au vu de leur capacité à se reconnaître dans une action totalement unitaire.

Nous avons tenu.  Nous tenons.

Par exemple, à l’heure actuelle, sur les contrats d’aide à l’emploi, nous sommes soumis à des pressions de nos IA pour faire vite sur leur recrutement. Nous avons accepté, au nom de notre éthique, d’aider au recrutement des EVS pour les élèves handicapés. Mais, pour le reste, une lettre a été adressée au Recteur avec copie à chaque IA, pour leur dire qu’il était urgent d’attendre qu’on ait répondu à nos revendications avant que nous nous engagions plus loin.  

      Aussi, chers collègues, la sortie de crise sera cruciale pour le devenir de notre syndicat dans l’académie de MONTPELLIER. Les voyants sont au vert avec l’enregistrement de nouvelles adhésions.

Mais si nous ne sortons pas du mouvement rapidement par une avancée majeure, je crains un fort désenchantement et un clivage entre ceux qui sont actuellement très engagés dans l’action et les autres qui suivent avec espoir.

Pour la première fois de ma longue carrière, j’ai connu une mobilisation unanime des IEN à même de renforcer l’unité de notre corps.

Faisons en sorte que cette mobilisation revendicative ne soit plus nécessaire avant longtemps.

Mais faisons en sorte également, qu’elle puisse se renouveler si cela était nécessaire.

Ph. VALEMBOIS - RA

 

NANTES :   

       L'action syndicale a eu, dès le départ, du mal « à prendre », malgré les efforts des responsables départementaux et de secteur. Le combat pour la revalorisation indiciaire n'a pas, semble t-il, été mobilisateur. Tous ne se sont pas sentis concernés.  

       Les modalités de l'action ont été encore plus difficiles à mettre en œuvre. Boycotter les réunions d'interlocuteurs qu'on estime (I.A. et Recteur) a créé des sentiments de malaise et de rejet. Les IEN, sauf exception, ont donc assisté aux réunions de rentrée et ont souvent agi a minima : lecture de déclaration liminaire. Les habituels collègues sympathisants n'ont pas vraiment suivi. Toutefois, dans chaque département, il y a eu un minimum d'actions. Il faut croire que beaucoup ont craint de se positionner publiquement malgré l'attitude bienveillante de notre hiérarchie.

 

       Aujourd'hui la tendance serait plutôt à la déliquescence du mouvement. Les plus motivés sont tentés de participer à nouveau aux réunions institutionnelles.

 

       En plaçant une réunion académique après notre Conseil syndical, j'espère redonner un peu de souffle à l'action.  

 B.LEJOP - RA

NANCY-METZ :  

La problématique de l’académie est que le premier degré est faiblement et inégalement représenté au niveau du syndicat.

Pour le second degré, qui est majoritairement syndiqué et mobilisé, des actions en cours sur la non présence à des réunions institutionnelles, non remontée d’enquête pour les élèves non affectés.  

Des actions prévues si le mouvement continue :

Blocage des rapports d’inspections,

Non présence aux réunions pour les sujets d’examens

Non présence aux réunions sur le schéma prévisionnel des formations.  

Le 22, nous avons été reçus par le recteur pour évoquer nos revendications. Il a été très attentif et a partagé avec bienveillance nos revendications justifiées. Il a accepté de faire remonter auprès du Ministre notre détermination à voir aboutir notre demande.

 

NICE :  

Les IEN appliquent à une très écrasante majorité les consignes syndicales émises par le SI.EN UNSA-EDUCATION. De riches réunions départementales ou académique ont regroupé de nombreux inspecteurs syndiqués ou non. La mobilisation de tous est réelle et continue.
Solidaires, les IEN ont bien perçu les enjeux de notre mouvement actuel.

Ils demandent instamment qu’une protestation soit adressée au Ministre de l’Education Nationale concernant le courrier en date du 19/09/05 signé par le directeur de l’encadrement. Beaucoup d’entre eux ont été consternés devant ce que l’on peut appeler une provocation, savamment orchestrée.

ORLEANS-TOURS :  

Etat des lieux : deux départements seulement ont bloqué la réunion de rentrée du Recteur  

- CHER : 5  IEN sur 7 participent au mouvement. Pas de participation aux réunions paritaires, conseil d’IEN pas de remontée d’enquêtes, séminaire académique.  

INDRE ET LOIRE : 

Les IEN ont écrit au Recteur ; ne participent pas au séminaire académique  

LOIRE ET CHER :

4/7 à ne pas participer aux commissions paritaires. Participent aux conseils d’IEN sans aucune pression de l’IA

N’iront pas au séminaire : 5 sur 7  

LOIRET :

Action totale y compris Conseil d’IEN 9/13 n’iront pas au séminaire  

CONCLUSION

On constate que des faisant-fonction et même des non syndiqués, participent au mouvement. Impression que l’action se durcit dans les départements.

Info : le Ministère veut des remontées sur le mouvement et Madame le Recteur s’inquiète auprès des IA de la participation ou non des IEN au séminaire.

Je manque d’info sur les IEN-ET qui pa rticipent.  

Paris :  

L'exaspération est très forte mais la mobilisation s'effectue lentement et progressivement : refus de participer aux réunions institutionnelles, refus de transmettre des informations et notamment les comptages...

Les relances et les pressions ont malheureusement eu quelques effets négatifs sur les premières actions, mais elles montent peu à peu en puissance et en efficacité.

Anecdote très significative : un collègue marié à une principale de collège, gagnait, il y a 20 ans, 2500F de plus qu'elle ; il gagne, aujourd'hui, 5000 F de moins.

B. MALINAUD - RA

Rennes :

1.    Point sur les dernières informations :

Sensation unanime de mépris.

La réponse concernant les indemnités ne correspond en aucune manière à la demande des I.E.N..

 Mesure qui ne répond pas aux attentes des I.E.N..

Non prise en compte du 1er degré.

Impression : existence de 2 corps bien distincts : le 1er  degré d’une part et le 2nd degré d’autre part.

Regret que les syndicats soient reçus séparément (avis unanime)

Souhait d’une discussion intersyndicale après la rencontre avec le ministre.

Demande que les autres rencontres se fassent de manière conjointe.  

Effet du mouvement : Syndicalisation croissante.  

2.     Bilan par département :

35 actualisation du mot d’ordre départemental + mot d’ordre envoyé au recteur en vue d’une sécurisation des collègues.

9,5 I.E.N sur 14 titulaires. Faisant fonction ou stagiaires solidaires de l’action :

Non participation aux réunions institutionnelles (y compris les différents conseils).

 Participation aux réunions de travail et différents G.T

22 : 10 I.E.N. sur 12 (1 stagiaire). Intervention lors du 1er conseil des I.E.N.. Depuis, application du mot d’ordre national. Recentrage sur les missions de circonscription. Inspection mais non transmission des rapports et éléments quantitatifs.

Demandes individuelles en direction de certains I.E.N. par les services du rectorat pour la participation aux sujets de concours…

Nuancer sur les missions départementales : ne pas mettre les élèves en difficulté.  

29 : 16 I.E.N. sur 18 participent au mouvement. 

Refus d’assister aux commissions mais participation aux Conseils des I.E.N..

Démarrage en douceur. Oscillation entre deux positions. Profil minimal.

Risque d’embrasement à partir d’éventuelles provocations.  

56 : Situation similaire au 22 : 1 stagiaire et 2 faisant fonction.

Tous les I.E.N. titulaires sont engagés dans l’action autour du mot d’ordre national dont ils font une application stricte.  

3       - Poursuite de l’action.  

Poursuite des actions précisées dans le courrier au Recteur auxquelles s’ajoute désormais la non participation aux commissions de recrutement.

Donc aucune participation aux réunions institutionnelles signées par le Préfet, le Recteur, l’Inspecteur d’Académie D.S.D.E.N. ou l’I.A. Adj..

Problème des emplois aidés : faire remonter les demandes mais refuser de participer  aux commissions de recrutement et/ou de les organiser.

(Non participation aux réunions concernant le P.E .L.  ou  le Plan de cohésion sociale ou la préparation des concours ; + blocage des enquêtes).  

 PROPOSITIONS QUI SERAIENT DEBATTUES

Ø      Non participation aux réunions  de préparation des concours ( y compris CAPA SH + CAFIPEMF)

Ø      Non participation à la formation continue.

Ø      Aucune remontée d’information concernant la carte scolaire 2006.

Rouen :

Nous avons noté un changement d’attitude fort entre la fin de l’année scolaire dernière où les actions peinaient à se mettre en place et ce début d’année 2005-2006 où un nombre significatif de collègues sont revenus de vacances très déterminés. La curiosité de rencontrer un nouveau recteur n’a pas calmé les ardeurs et les trois quarts des IEN du 1er degré ont boycotté la réunion de rentrée du recteur. Depuis le Rectorat fait la sourde oreille à nos demandes de rencontres. Nous continuerons à informer le recteur de nos revendications et de nos actions.  
Des courriers aux élus, Présidents du conseil régional et des conseils généraux ont été envoyés. Un communiqué aux médias - presse écrite, radio et télévision régionale – a également été rédigé. Lors de son passage à Evreux le Ministre a été interrogé par des journalistes  à propos du mouvement des IEN.
Les chefs d’établissements du second degré étant majoritaires à la réunion de rentrée du recteur, nous avons envoyé un courrier à tous les membres du bureau académique du SNPDEN-fsu. 
Chaque courrier ou communiqué a été cosigné par les deux syndicats, SNPI-fsu et SIEN-Unsa.
Les actions syndicales conduites s’appuient évidemment sur la plateforme nationale. Un questionnaire a été envoyé à tous les collègues de l’Académie pour affiner les actions. Un consensus s’est établi autour du boycott des conseils d’Inspecteurs et des réunions convoquées par le recteur. Nous bloquons les remontées d’informations et d’enquêtes vers notre hiérarchie. Nous avons veillé à ce que les Inspecteurs d’Académie – Directeurs des Services départementaux de l’Education nationale soient informés des modalités de ces actions avant leur mise en place.
Lors du conseil d’IEN du département de l’Eure qui suivait le début du mouvement, nous avons lu une motion et l’Inspecteur d’Académie a longuement commenté notre écrit dans un discours bienveillant et positif.  
 
Tous les collègues IEN ET/EG de l’Académie, même les stagiaires,  sont aussi engagés et ont signé une lettre envoyée au Recteur. Les collègues IEN ET/EG s’avèrent être ceux qui sont les plus touchés par le blocage au dernier échelon de la classe normale.
Une lettre-type a été écrite pour donner aux chefs de division, de service de l’IA ou du Rectorat pour expliquer le sens du mouvement à chaque fois qu’une enquête est bloquée ou qu’une réunion avec les services sera bousculée. 
Une excellente osmose est à noter entre les RD des deux départements ou la responsable de secteur ET/EG et le RA. Cette synergie permet de tenir informés quotidiennement tous les collègues des questions qui se posent, des avancées sur le plan national ou des échos trouvés dans la presse.
La mobilisation reste forte dans le premier degré puisque plus de 3 IEN sur 4 sont dans l’action. Cependant la présence de nombreux de collègues faisant fonction dans un département minore la portée de l’action. Il conviendrait de réfléchir à leur place dans le mouvement dans la mesure où ils le soutiennent souvent, ont la possibilité de se syndiquer, mais peuvent difficilement se montrer actifs lorsqu’ils sont candidats au concours.
Les retraités sont bien sûr à nos côtés, mais il n’est pas facile de les associer à nos actions militantes. Il faut faire attention à ne pas les oublier.
Pour parler syndicalisation, nous avons beaucoup fait pour consolider le mouvement. Nous avons sans doute tendance à oublier la nécessité de l’adhésion. Il faudra s’y consacrer activement ces prochains jours. 

Jacques Beaudouin - RA - Jean-Luc Héloir - RD - IEN Le Neubourg

Strasbourg : jamais une telle mobilisation. Tous les IEN participent aux réunions.
actions : large consensus sur actions de blocage

Toulouse :  

-Mobilisation sans précédent depuis une vingtaine d’année aux dires des plus anciens.

-Réunions intersyndicales académiques régulières depuis juin ; depuis septembre, réunions le 29 août, la 19 septembre ; la prochaine est prévue le 3 octobre.

-Tous les départements et secteurs sont impliqués : la Haute-Garonne , le Gers, le lot, les Hautes-Pyrénées, le Tarn et le Tarn-et-Garonne connaissent une très forte implication de la quasi-totalité des collègues (quelques exceptions individuelles, en excluant les stagiaires, sympathisants toutefois, et les faisant fonction). L’Ariège, avec 2 ff sur 4 et le seul syndiqué SIEN partant en retraite en janvier, et l’Aveyron sont en retrait ; dans l’Ariège cependant le conseil d’IEN a été boycotté en juillet et dans l’Aveyron, une discussion a eu lieu avec l’IA sur les revendications des IEN. Le 19 septembre, la réunion intersyndicale a rassemblé 33 collègues de 5 départements et du secteur des ET ; avec des syndiqués SI.EN très majoritaires mais aussi des syndiqués SNPI-FSU,  SGEN (1), des stagiaires et un faisant fonction ; ce résultat est exceptionnel compte tenu de la taille de l’académie.

-A l’issue de cette réunion la décision a été prise de poursuivre l’action et de réfléchir à des possibilités d’extension. Une nouvelle lettre a été envoyée au Recteur avec copie aux IA pour lui décrire notre position. Une lettre-type de refus de participer aux réunions (pour les collègues lorsqu’ils sont concernés individuellement dans leurs missions) a été élaborée pour l’adresser aux autorités de l’Education nationale et aux autres participants (ex : Préfet, élus). Ces documents ont été envoyés au SIEN le 21 septembre par mail.

-Une lettre a été adressée au Ministre dont la venue à Toulouse était annoncée, lettre pour exprimer notre refus de participer aux manifestations prévues et pour lui demander une audience. Aucune réponse à ce jour.

- La Presse a été prévenue  mais la suite a été décevante : un petit article dans La dépêche du Midi 31, un autre article dans un autre département (le 46 ou le 82, article que je n’ai pas vu), un contact avec TLT (télévision locale de Toulouse) qui n’a pas donné suite après avoir échangé quelques mots avec le RD du 31.

-D’autres actions de communication sont prévues : information du président du conseil régional (M. Malvy à Figeac), information du député du secteur de Colomiers (Mme Françoise Imbert) qui a promis d’intervenir en séance à l’Assemblée.

-De nombreuses actions ont été engagées dans les départements au-delà du boycott du conseil d’IEN, des CAPD et CTPD : pas de participation à la commission langues du Rectorat, aux réunions d’habilitation en langues vivantes, aux commissions de recrutement dans le cadre du plan Borloo, à la formation des directeurs, à la gestion des autorisations d’absence, à la mise en place de la Maison du Handicap, à la journée d’accueil des PE sortants (donc annulée par le recteur), pas de transmission des avis sur les classes à PAC, pas d’avis des IEN-ET sur la carte des apprentissages (tertiaire commercial, hygiène et sécurité, sciences appliquées, logistique et transport, hôtellerie et bâtiment) ; développements envisagés : pas de participation aux actions de formation, aux CAPA-SH, aux CAFIPEMF, à la carte scolaire.

-Globalement, bienveillance des IA, dont certains nous incitent à la grève si nous n’obtenons rien.

-Le Recteur réunit tous les inspecteurs en présence des IG le 11 octobre ; nous déciderons de la conduite à suivre selon les résultats des négociations avec le ministre (si échec : boycott ?  présence avec déclaration et invitation à quitter la salle, avec contact avec la presse ?).

Versailles :

Plusieurs remarques pour caractériser le mouvement dans l’académie de Versailles ; grosse académie avec 4 départements et plus de 120 IEN :  

à la mobilisation est supérieure à 75% sur l’ensemble de l’académie, avec des consignes d’action relativement homogènes, appliquées plus souplement par les faisant- fonction et les stagiaires  

à le caractère intersyndical du mouvement a été moteur dans deux des départements (sans objet dans les deux autres) facilitant probablement l’adhésion au mouvement des non syndiqués  

à les modalités du mouvement nous sont apparues comme bien choisies, simples à appliquées, permettant à chaque département des ajustements locaux possibles –pour tenir compte des réalités comme les départs à cette rentrée de deux des quatre  IA Dsden. Ces modalités ont pu facilement être transmises au Recteur et aux IA : leurs réactions sont, par contre, diverses…des pressions sont parfois exercées, alors même qu’il y a une compréhension (sans aller jusqu’à l’approbation) de façade…  

à l’inscription dans le temps de l’action est également un élément apprécié : les échéances sont claires, faciles à comprendre et expliquer et devraient nous éviter un enlisement préjudiciable  

à au delà de a nécessaire et très attendue revalorisation indiciaire, voire indemnitaire, il s’agit aussi de travailler sur l’image et la réalité du positionnement des IEN dans le système éducatif : la confiance vis à vis des IEN ne doit pas être limitée aux discours mais se traduire concrètement dans les faits : appartenir à un corps d’encadrement est bien autre chose que faire partie d’un corps d’exécution –ce que les professeurs des écoles que nous inspectons ne sont pas non plus.  

E. Weill   - PF Gachet

commission de secteur 1er degré

La mobilisation est nécessaire jusqu'au 29 septembre.

Il nous faudra rester cohérent par rapport aux motions de congrès. Les non-syndiqués ne doivent pas remettre en question nos exigences. 
Nous avons des exigences d'avancées significatives. Ns ne sommes pas sur le créneau de l'indemnitaire.
l'indiciaire est plus long à obtenir que l'indemnitaire.
Mais nous réclamerons une véritable mesure indiciaire. Ne pas céder à minima. raisonner en termes de rééchelonnement indiciaire. raccourcissement des échelons.
Egale dignité = traitement identique

Penser aux retraités. L'an dernier, 23 IEN sont partis à l'indice 733.
On demande au ministre de bâtir un protocole d'accord.
Nous prendrons l'avis des syndiqués et des non-syndiqués séparément. Il nous faudra maintenir la pression et consulter très rapidement.
La consultation devra être claire et exprimer une position nationale. Ne pas prendre de position locale.

Veiller à une consultation démocratique avec un vote en fonction de mandats distribués.

En cas de non-satisfaction, quelles actions pourrons-nous  envisager ? un Conseil Syndical extraordinaire fixera précisément les actions de durcissement.

Commission de secteur 2nd degré 

Commission de secteur information-orientation

Devant l’incompréhension du Ministère, les inspecteurs de l'information et de l'orientation se sentent obligés de montrer une détermination forte et soudée.  Les actions suivantes sont donc décidées :

Francine Grosbras -Yvette Destot