Election au Bureau National

 

Election complémentaire - novembre  2004

 

Deux postes sont vacants pour l'enseignement général, technique et professionnel.

Une élection complémentaire est donc organisée afin de pourvoir ces 2 sièges lors du Conseil syndical qui se tiendra le 17 novembre 2004. Les mandats concernés s'achèveront au Congrès 2007.

Extrait du règlement intérieur du SI.EN Unsa Education

Article 7 - Fonctionnement du Bureau National

a) Elections au Bureau National

Conformément aux dispositions de l'article 7 des statuts, les candidats doivent adresser leur déclaration de candidature et leur profession de foi au Bureau National dans les délais qu'il aura fixés. Tout adhérent du syndicat, à jour de sa cotisation, est électeur. Les résultats des élections sont proclamés en séance d'ouverture du Congrès, par le président de séance.

Pour le cas où un ou plusieurs membres du Bureau National seraient démissionnaires ou mis dans l'impossibilité de siéger et si la (ou les) vacance(s) intervenai(en)t au moins quinze mois avant la date du Congrès, une élection complémentaire serait organisée. Elle aurait alors lieu à l'occasion du Conseil syndical, après appel de candidature. Dans ce cas le nouvel élu achèverait le mandat du membre du Bureau National qu'il remplace.

 

5 candidats déclarés :

Jean-Marie CORNUEY  

Notre monde se cherche… Il semble être entré dans une fuite en avant permanente où la violence et sa répression, l’arrogance, le mépris de l’autre, sont devenus des valeurs « sûres », mettant sans cesse sur le devant de la scène des individus cupides, prétentieux et sans compétence particulière… un monde qui me fait penser de plus en plus à « l’Ile aux ânes» (donkeys Island) dans Pinocchio. Cet endroit où l’on profite de « tout » sans contrainte, sans se poser de question… Comment en est-on arrivé à penser qu’être « heureux », c’est voir tous ses désirs satisfaits, sans attendre. Que n’importe qui peut tout faire…

Deux sièges restent à pourvoir… Je postule pour l’un d’eux. Si je suis élu, je fais la promesse de défendre le système éducatif et de faire en sorte qu’il soit  encore plus performant et encore plus efficace. La dégradation continue de nos conditions de travail, le manque de considération de notre statut font qu’il faut plus que jamais serrer les rangs et faire face…

Nous devons avoir à notre disposition les moyens humains et matériels d’accomplir nos missions. Et si nous devons être évalués, ce qui, somme toute, est normal au moins devrions-nous avoir connaissance des critères d’évaluation et des indicateurs de performances.C’est pour défendre l’efficacité de notre service public d’éducation que je me présente aujourd’hui devant vous.Je vous remercie par avance pour la confiance que vous voudrez bien me témoigner.

 

Régis DECOFOUR

Inspecteur de l’Éducation Nationale STI promotion 1995, j’ai effectué toute ma carrière à LILLE au service  l’enseignement technique professionnel. Tout d’abord, 5 ans comme maître auxiliaire puis, reçu au concours E.N.N.A, 2 ans comme professeur de productique et 13 ans comme chef de travaux dans deux lycées professionnels purement industriels. 

J’ai décidé de devenir Inspecteur de l’Éducation Nationale « Enseignement Technique », abandonnant la carrière de chef de travaux, en faisant des sacrifices, notamment par l’éloignement et la perte de salaire. 

J’ai cette année 50 ans, suis à la hors-classe depuis l’année dernière et n’ai toujours pas rattrapé le niveau de salaire que j’avais il y a dix ans.             Quand je me suis engagé dans cette profession, on nous parlait déjà du corps unique.  

Certes, il y a eu des avancées non négligeables grâce au syndicat, mais il ne faut pas abandonner l’idée du corps unique. 

En ce qui concerne les Inspecteurs de l’Éducation Nationale Enseignement Technique, quand je compulse le rapport Dubreuil, j’ai du mal à trouver des différences avec les Inspecteurs d’Académie -I.P.R. 

Quand je me compare à mes collègues de ma tranche d’âge : P.L.P, P.L.P.H.C, proviseur, proviseur adjoint, C.F.C, chef de travaux, chef de travaux H.C, C.A.S.U, je suis déçu de mes performances salariales.

Je n’ai pas choisi cette profession pour le salaire, mais j’ai l’impression d’avoir démérité.

J’ai pris, dès mon arrivée dans le corps des Inspecteurs de l’Éducation Nationale Enseignement Technique, la responsabilité de militer et d’animer le  SI.EN-Unsa auprès de mes collègues.

Je ne suis pas un contestataire professionnel, je suis plutôt d’un abord réservé, mais je pense qu’après avoir œuvré dans l’académie de LILLE je pourrai être utile au sein de notre Bureau National. 

Ce qui m’intéresse dans cette fonction, c’est l’animation et la communication ; beaucoup de jeunes collègues qui entrent dans la profession pensent que seuls  ils arriveront à obtenir quelques avantages. Je suis convaincu du contraire et qu’un acte collectif de mécontentement même jusqu’au bout peut être très bénéfique.  

Les multiples tâches qui nous incombent font de nous des femmes et des hommes de terrain, proches des enseignants, c’est cette démarche qui est pour moi prioritaire. Je m’investirai pour être reconnu auprès de toutes les instances comme un référent donnant des avis pertinents, éclairés et s’appuyant sur son vécu.  

J’attacherai beaucoup d’importance, si je suis élu, à l’amélioration des conditions de travail des inspecteurs et à la sauvegarde de l’enseignement technique professionnel.

 

Ginette KIRCHMEYER  

Adhérente au syndicat depuis ma nomination en qualité d'IEN et syndiquée depuis mon entrée dans l'Education Nationale en 1973, je suis candidate au bureau national au titre du second degré pour défendre les intérêts de tous les inspecteurs. 

Je souhaite m'engager dans une action syndicale forte visant à faire évoluer le corps d'inspection par :

Ø      la création d'un corps unique,

Ø      l'uniformisation des régimes indemnitaires,

Ø      un positionnement statutaire qui définira clairement nos missions,

Ø      l'amélioration des conditions de travail et de la formation.

Par ailleurs, il est essentiel que les IEN ET soient force de propositions auprès du ministère afin de valoriser la voie professionnelle.

 En regard de la diversité existant au sein du corps des IEN, je souhaite pouvoir m'investir dans des dossiers transversaux :

Ø      l’ouverture européenne en lycée professionnel en prenant en compte la carte des langues

Ø      l'enseignement professionnel adapté,

Ø      l'orientation et l'affectation des élèves en lycée professionnel,

en associant aussi bien les IEN du 1er degré que les IEN IO.  

Si vous m'accordez votre confiance, je m'engage à me rendre disponible et à m'investir loyalement dans la défense des intérêts des corps d'inspection, à œuvrer pour la mise en place d'une politique éducative favorisant l'égalité des chances de tous les élèves.

Marie-José LEFEVRE  

Je cherche à défendre notre système de formation public et laïque car il doit donner à chaque jeune, quelles que soient ses origines, un niveau de compétences qui lui permettra de s’insérer dans la vie professionnelle et dans la vie citoyenne.

Je crois en l’action collective, donc dans le militantisme syndical, pour faire évoluer notre institution. Il est important que le syndicat soit consulté sur les dossiers en cours (nouvelle loi d’orientation scolaire ; classe de 3ème : faire du collège un lieu de réussite pour tous ; enseignement professionnel : comment faire pour que l’enseignement professionnel soit reconnu comme une voie de réussite ? etc.) et à venir.

L’inspecteur, personnel d’encadrement, a un rôle essentiel dans le pilotage et l’évaluation de notre système de formation. Il est donc important que ses missions, qui s’empilent au fil du temps, soient mieux identifiées, clarifiées et reconnues.

L’action syndicale en faveur du corps unique d’inspection doit être intensifiée. Sur le terrain, des missions conjointes sont de plus en plus nombreuses (le pilotage dans les bassins d’éducation,  l’évaluation d’établissements lors d’inspections coordonnées). Rien ne justifie donc la différence de traitement des deux corps d’inspection.  

Le Bureau National du SI.EN-UNSA Education, syndicat représentatif de tous les inspecteurs du 1erdegré, de l’enseignement général, technique et professionnel, de l’information et l’orientation, est l’instance à laquelle je propose d’apporter ma contribution et du temps pour participer aux réflexions et aux actions à mener afin de faire aboutir nos revendications syndicales. 

 

P. LEYNAUD

Suite à l’appel lancé relatif à la vacance de poste au Bureau National, je souhaite porter ma candidature au titre du second degré.  

Cette démarche personnelle s’inscrit à la fois dans le cadre de la défense des intérêts du corps des inspecteurs de l’éducation nationale en charge de l’enseignement général et technique (statut, évolution de carrière, conditions de travail) mais également face aux incidences des enjeux actuels de la formation professionnelle : réductions régulières des moyens budgétaires, décentralisation hasardeuse, projets académiques toujours plus nombreux et urgents à traiter, réelle cohérence des politiques académiques et nationales.

 Malgré ma modeste expérience professionnelle, j’ai le souhait de participer à la mise en œuvre d’une politique syndicale volontariste au profit des collègues de l’enseignement général et technique.

 

 

 

 

           

 

Résultat du scrutin

Conseil syndical du 17 novembre 2004